Libye: plusieurs accords signés lors du sommet international de l'énergie à Tripoli

Clap de fin du Sommet international de l’énergie en Libye. Trois jours de discussions à Tripoli en présence d’officiels et d’investisseurs libyens, mais aussi américains, français, britanniques et italiens. À la clé, plusieurs accords dans le secteur des hydrocarbures.
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Tripoli dispose des plus grandes réserves de pétrole d’Afrique avec plus de 48 milliards de barils. Le Premier ministre libyen dit vouloir « augmenter la production et améliorer le climat des affaires », un discours visiblement entendu par les investisseurs.
La première annonce fut celle de la signature d’un accord pétrolier avec les groupes énergétiques français TotalEnergies et américain ConocoPhillips.
Les deux majors vont investir plus de 20 milliards de dollars sur 25 ans en Libye. Elles vont développer la concession pétrolière de Waha, à l’est de Tripoli. À la clé : une augmentation de la production actuelle d’un tiers, à savoir plus de 100 000 barils par jour.
Autre annonce, celle de Massad Boulos. Le conseiller de Donald Trump pour le Moyen-Orient estime que ce sommet est une occasion, pour Tripoli, de devenir un partenaire économique de premier plan des États-Unis. Le géant américain Chevron a ainsi signé un mémorandum d’entente pour « étudier les nouvelles possibilités d’exploration et de développement ». Le groupe américain avait quitté le pays, il y a plus de dix ans, sur fond de craintes sécuritaires.
Pour Olivier Appert, conseiller au Centre énergie et climat de l’IFRI, avec les plus grandes réserves de pétrole d’Afrique – plus de 48 milliards de barils – il est normal que Tripoli suscite l’intérêt des grandes majors : « La Libye, c’est du pétrole qui est léger, qui est facile à produire, facile à raffiner et qui est aussi relativement proche de l’Europe, donc des coûts de logistique pour arriver au marché final qui sont réduits. »
En août dernier, c’est ExxonMobil qui annonçait son retour avec un accord pour de l’exploration gazière offshore. Cependant, selon Olivier Appert, les géants des hydrocarbures continuent d’investir avec prudence, tant la situation est volatile : « La production de pétrole peut s’arrêter du jour au lendemain. Cela m’étonnerait quand même qu’ils se lancent dans des milliards d’investissements parce que la Libye est un pays dans lequel il faut investir avec prudence, compte tenu du risque géopolitique. »
Tripoli, au contraire, veut « augmenter la production et améliorer le climat des affaires ». Ainsi, pour la première fois en dix-huit ans, le gouvernement doit annoncer, le mois prochain, les résultats d’un appel d’offres international pour l’octroi de permis d’exploration pétrolière et gazière.
Des délégations égyptiennes, italiennes et britanniques étaient également présentes. Toutes ont discuté des opportunités d’investissements dans le secteur des hydrocarbures.
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