Afrique du Sud: une partie de l’héritage de Nelson Mandela sera-t-elle vendue?

La requête de l’Agence sud-africaine des ressources patrimoniales (SAHRA), qui souhaitait bloquer l’exportation et la vente d’objets appartenant à l’ancien président, a été rejetée, vendredi 23 janvier, par la Cour suprême. Les juges ont estimé que les arguments de l’agence en charge du patrimoine ne sont pas suffisants. Les proches de Nelson Mandela ont, pour le moment, suspendu la vente de ce patrimoine.

Publié le :



1 min Temps de lecture

Une clef de la cellule de Robben Island où Nelson Mandela a été détenu 18 ans, un exemplaire signé de la Constitution de 1996, mais aussi des dessins, des documents d’identité et des cadeaux offerts par des dirigeants, notamment Barack Obama.

En tout, ce sont 70 objets appartenant à la fille de l’ancien président, Makaziwe Mandela, et à Christo Brand, l’un des anciens geôliers de Robben Island, qui devaient être cédés, lors d’une vente aux enchères aux États-Unis, en 2021. Une vente bloquée par la SAHRA. L’Agence sud-africaine des ressources patrimoniales estimait que l’ensemble de ces pièces faisait partie du patrimoine national sud-africain, qu’elles ne pouvaient être vendues et devaient donc rester au pays.

Les juges de la Cour suprême ont rejeté la demande de la SAHRA. Ils estiment que l’agence en charge du patrimoine n’a pas donné d’arguments suffisants pour expliquer pourquoi ces objets devaient être protégés et classés au patrimoine national.

Makaziwe Mandela a salué cette décision et rappelé qu’elle s’était engagée à protéger l’héritage de son père et que la vente de ses objets par la famille – vente suspendue pour le moment – devait servir à financer un jardin commémoratif où se trouve la tombe de Nelson Mandela. 

À lire aussiAfrique du Sud: une vente d’objets de Nelson Mandela provoque la polémique

source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to top
Close