Football: sur les traces marseillaises d'Antoine Mendy, champion d'Afrique avec le Sénégal

Parmi les affiches des matchs de Ligue 1 de ce week-end, Nice se déplace à Nantes dimanche 25 décembre. Les Niçois pourront profiter du retour dans leurs rangs d’Antoine Mendy, champion d’Afrique avec le Sénégal une semaine plus tôt.

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Du haut de ses 21 ans, Antoine Mendy était titulaire en finale de la CAN contre le Maroc pour remplacer Krépin Diatta, tombé malade. De quoi susciter la fierté de son premier club, le Burel FC, pépinière footballistique des quartiers nord de Marseille, d’où sont aussi sortis des joueurs comme Bryan Dabo, Hugo Magnetti ou Maxime Lopez, pour ne citer qu’eux. C’est là-bas que tout a débuté pour le désormais international sénégalais et champion d’Afrique. 

Le directeur sportif du Burel, Serge Obré, entraîne les débutants chaque mercredi matin. Des gamins qui, comme Antoine Mendy, touchent leurs premiers ballons dès 5 ans. Le dirigeant se souvient très bien de ce garçon au physique hors normes, qui survolait les débats : « Très attachant. Si on lui avait demandé de s’entrainer 15 h par jour, il se serait entrainé 15 h par jour sans broncher, sourit Serge Obré. Très poli, une éducation extraordinaire. Que des grands souvenirs de la famille Mendy encore une fois. »

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« Il a fait parler toute sa fougue, son explosivité, sa puissance… »

Antoine Mendy piaffait d’impatience avant de commencer à enfiler les crampons. Déjà tout jeune, il voulait imiter son frère aîné Oucasse, également devenu professionnel, évoluant désormais à Cluj, en première division roumaine. « Il fallait même le retenir, il était trop petit, trop petit, trop petit, se remémore Serge Obré. Le premier jour où il a été autorisé à rentrer à la rentrée de septembre, il s’est mis à pleurer inexplicablement à chaudes larmes pour ne pas rentrer sur le terrain. Ça n’a duré que quelques minutes, le temps que sa maman le console et qu’on lui dise de rentrer. Après, il a fait parler toute sa fougue, son explosivité, sa puissance. »

Des qualités innées qui ont mené le latéral sénégalais jusqu’à Rabat et cette finale contre le Maroc. Serge Obré n’a pas manqué de le joindre pour le féliciter : « Il ne m’a pas répondu mais je suis sûr qu’il le fera comme il en a l’habitude. Je suis très fier et très heureux pour lui, et pour sa famille. » À Burel, d’autres sont source de fierté sur la scène internationale. Ilan Kebbal, international algérien qui a découvert la Coupe d’Afrique au Maroc, s’envolera peut-être pour la Coupe du monde cet été.

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