Sénégal: Un spécialiste présente la souveraineté numérique comme une 'composante centrale' de la défense nationale

L’écrivain et analyste sénégalais Mandiaye Diallo a plaidé pour une prise en charge stratégique du numérique par les États africains, estimant que la souveraineté dans ce domaine doit désormais être considérée comme une composante centrale de la défense nationale.
« Nous sommes clairement entrés dans l’ère des guerres numériques », a-t-il notamment confié à l’APS, évoquant l’usage massif des drones dans le conflit ukrainien et la montée en puissance de pays comme la Chine dans la maîtrise de ces technologies émergentes.
Selon ce spécialiste, la combinaison entre « programmation avancée, intelligence artificielle et drones armés représente un risque majeur pour les États aux capacités limitées ».
Faisant allusion à la vulnérabilité de certains pays africains à faire face à des acteurs non étatiques, il a prévenu sur le fait qu’un individu « disposant de compétences informatiques et de quelques drones peut aujourd’hui causer des dégâts considérables ».
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« Comme pour les infrastructures stratégiques physiques, les infrastructures numériques contenant les données des citoyens doivent être protégées avec un niveau de secret élevé », a insisté M. Diallo.
L’auteur plaide également pour « un investissement massif » dans la formation, afin de garantir une autonomie technologique durable, appelant dans le même temps à l’intégration du numérique et de l’intelligence artificielle dès le plus jeune âge dans les systèmes éducatifs africains, en vue de former, « à moyen et long terme, une nouvelle génération d’experts de haut niveau ».
Il estime que la sécurité nationale et la formation demeurent « les piliers fondamentaux » sur lesquels repose la souveraineté numérique.



