Penalty raté de Brahim Diaz : un accord Mané–Hakimi évoqué au Maroc…

La finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal (0-1 a.p.) continue de faire couler beaucoup d’encre, et le penalty manqué par Brahim Diaz en est devenu l’épisode central.
En quelques secondes, Brahim Diaz est passé du statut de héros annoncé à celui de symbole de la désillusion marocaine. Depuis, une rumeur aussi folle que sulfureuse agite les réseaux sociaux marocains : ce penalty aurait été “prémédité”, à la suite d’un supposé échange entre Achraf Hakimi et Sadio Mané.
INFOS COMPLÉMENTAIRES : TOUT S’EST PASSÉ LORSQUE HAKIMI SERAIT ALLER VOIR MANE DANS LE ROND CENTRAL…
C’EST FOU 🤯 https://t.co/yNzsyO5hqZ
— SOCCER212 (@SCCR_212) January 19, 2026
Brahim Diaz a-t-il vraiment fait « exprès » ?
C’est le compte Soccer 212 qui affirme avoir obtenu une “confirmation” selon laquelle le penalty raté de Brahim Diaz aurait été prémédité. Selon cette version, tout se serait joué lorsque Achraf Hakimi serait allé discuter avec Sadio Mané dans le rond central, juste avant la tentative. Une scène réelle, visible à l’écran, mais dont l’interprétation reste totalement spéculative.
Aucune confirmation officielle, aucun témoignage direct des joueurs concernés, ni la moindre preuve concrète ne viennent étayer l’idée d’un accord tacite destiné à faire redescendre la tension. Beaucoup y voient davantage une lecture émotionnelle a posteriori, alimentée par la tension extrême du moment et la désinvolture de Brahim Diaz dans son tir.
Vidéo montrant une discussion entre Sadio Mané et les marocains Diaz et Hakimi, puis Sadio Mané discuter à l’oreille de Edouard Mendy. Enfin, les joueurs sénégalais ne célèbrent pas l’arrêt du penalty. pic.twitter.com/eE3qZV0fHe
— DM SPORT 🇲🇦 (@dmsportma) January 19, 2026
Panenka, pression et mauvaise lecture du contexte
A posteriori, beaucoup ont surtout interprété la panenka de Brahim Diaz comme une tentative malvenue, voire une volonté d’humilier le Sénégal dans un contexte déjà explosif (menace de sortie de terrain des Lions de la Teranga, pression du public, finale à domicile après 50 ans d’attente). Ratée, cette panenka est devenue impardonnable pour une partie de l’opinion, renforçant l’image d’un joueur passé “de héros à zéro”.
Les premières réactions de l’intéressé, en larmes dans le vestiaire et qui s’est excusé sur les réseaux sociaux, vont plutôt dans le sens d’une décision individuelle assumée et manquée, pas d’un geste calculé ou arrangé.
Hervé Renard très dur, Regragui plus protecteur
Ancien sélectionneur du Maroc, Hervé Renard n’a pas caché sa colère dans des propos rapportés par le journal Le Parisien :
« On a le droit de rater un penalty, mais pas comme ça. C’est un manque de respect pour tout un peuple qui attend un titre depuis 50 ans. »
À l’inverse, Walid Regragui a choisi de ne pas accabler publiquement son joueur, préférant gérer la crise en interne et préserver l’unité du groupe, même s’il a sermonné son joueur en privé.
Luis Enrique monte au créneau pour défendre Diaz
À Paris, Luis Enrique, qui l’a connu en sélection espagnole, a tenu à calmer le jeu, rappelant que le football reste avant tout un sport :
« C’est du sport, rien de plus. Zidane, le dieu du foot, a raté une panenka en finale de Coupe du monde. Quand ça passe, on applaudit, quand ça rate, on détruit. Il faut du respect. »
Héros à zéro, quoi qu’il arrive
Qu’il s’agisse d’une panenka mal inspirée, d’un excès de confiance ou d’une rumeur infondée amplifiée par les réseaux, une chose est certaine : Brahim Diaz est aujourd’hui au cœur d’un traumatisme collectif. Sans preuve formelle, l’hypothèse d’un “accord Mané–Hakimi” reste hautement spéculative.
Mais dans l’imaginaire populaire, le mal est fait. En l’espace d’un tir, le meilleur joueur offensif du Maroc pendant la CAN a vu son image basculer. Et il lui faudra sans doute du temps, et des performances fortes, pour regagner pleinement la confiance d’un public meurtri.



