Enseignants-chercheurs sénégalais recrutés en Guinée: leur syndicat relativise une possible «fuite des cerveaux»

En réponse à la circulaire du ministère de l’Enseignement supérieur sénégalais qui s’inquiète du recrutement de 59 enseignants-chercheurs par des universités publiques de Guinée, le principal syndicat d’enseignants du pays affirme que seuls 12 d’entre eux sont déjà en poste dans des universités au Sénégal, soit moins de 1% de l’ensemble des effectifs.
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Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff
Sur les 59 enseignants-chercheurs sénégalais retenus pour enseigner en Guinée, 41 sont sans emploi et six sont retraités : la grande majorité d’entre eux est donc libre de tout engagement et d’aller enseigner où il lui plaît, affirme le Syndicat autonome des enseignants du supérieur dans un communiqué.
Parmi eux en fait, 12 seulement sont déjà recrutés par des universités au Sénégal et ne peuvent donc pas cumuler deux postes. À l’échelle du pays, leur nombre équivaut à seulement 0,4% de l’effectif total des enseignants chercheurs, relève le syndicat comme pour mieux répondre à la crainte formulée dans l’opinion publique ces derniers jours d’une « fuite de cerveaux » du Sénégal.
Reste ensuite les mises en disponibilité prévues par la loi pour encourager la mobilité des enseignants.
Dans son communiqué, le Syndicat autonome des enseignants du supérieur appelle donc le ministère de l’Enseignement supérieur à clarifier le contenu de l’accord de coopération universitaire signé entre le Sénégal et la Guinée en mai dernier, tout comme à honorer l’engagement pris en janvier 2023 de recruter massivement les docteurs universitaires sans emploi.
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