Mali: «Ce genre d'attaque est de plus en plus fréquent dans la zone» après une frappe sur la foire de Dogofry, selon MSF

« C’est de plus en plus fréquent ce genre d’attaque dans la zone », affirme le docteur Issa Malam Kanta, conseiller régional Afrique de l’Ouest pour MSF, après une frappe venue « d’en-haut » le 6 janvier 2026 sur la foire de Dogofry, dans la région de Ségou, dans une zone du Mali proche de la frontière mauritanienne.

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Au Mali, Médecins sans frontières (MSF) revient sur l’urgence des premières heures après l’attaque aérienne qui a frappé la foire de Dogofry, dans la région de Ségou, le 6 janvier. L’ONG décrit la prise en charge d’une cinquantaine de blessés, répartis entre le centre de santé local et l’hôpital de Niono. Une attaque décrite comme une frappe venue « d’en-haut », possiblement menée par drone, dans cette zone proche de la frontière mauritanienne, où les jihadistes du Jnim sont actifs.

MSF dit ne pas pouvoir attribuer l’attaque, mais insiste sur l’impact sur les civils, notamment des femmes et des enfants. Le docteur Issa Malam Kanta, conseiller régional Afrique de l’Ouest pour MSF, détaille, au micro de Christina Okello : « On parle d’environ 54 blessés. Vingt-quatre ont été transférés à l’hôpital de Niono et les 30 autres qui ont été pris en charge au niveau local dans le centre de santé de Dogofry. »

« Une majorité de femmes et d’enfants » parmi les blessés

Il poursuit : « Sur les 24 blessés graves, il y a différents types de blessures qu’on peut imaginer en termes de fractures des membres ou d’impacts au niveau de la tête ou au niveau du corps. Ce sont ces types de patients qui sont référés au niveau de l’hôpital pour une prise en charge beaucoup plus appropriée. Mais les 30 personnes qui sont des blessés légers sont, elles, prises en charge au niveau communautaire, au niveau du centre de santé de Dogofry. Une femme enceinte aurait perdu son enfant suite à l’attaque. Il y a une majorité de femmes et d’enfants. »

Le docteur Issa Malam Kanta conclut : « C’est de plus en plus fréquent ce genre d’attaque dans la zone, qui sont menées par des drones. Notre appel, c’est de demander à tous les acteurs de garantir l’accès aux humanitaires de façon générale, aux équipes médicales, pour pouvoir apporter les soins appropriés aux personnes qui sont victimes malheureusement de ce conflit. »

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