Trump assomme le monde au Venezuela!

Il y a une semaine, vous moquiez, un Trump perdu sur plusieurs fronts, sans résultats probants. Le 3 janvier 2026, avec l’opération au Venezuela, il a renversé pour longtemps l’ordre mondial.

C’est une bascule au niveau international. Mais à la vérité, Trump parachève, de fait, un ordre mondial auquel rêvait Poutine, qui, ironie du sort, se réalise à son détriment. Maduro déboulonné, Cuba menacé, en une opération commando, Trump a réalisé en quelques heures, dans sa sphère d’influence, ce que Poutine rêve vainement de faire depuis quatre ans en Ukraine. On oublie le ton badin de Pete Hegseth, sur la camelote russe qui n’a pas protégé Caracas et les moqueries de Marco Rubio à Sergueï Lavrov.

Un joyeux noël ironique, pour un Noël orthodoxe 2026, qui aura le goût amer d’un Hiver noir, prédit depuis un des nouveaux Oblasts du Sahel, autrefois pré carré de la France.

Les Russes ne sont pas les seuls, les Européens aussi ne reconnaissent plus Trump !

Henry Kissinger, a prévenu : « être un ennemi des États-Unis est dangereux, mais être son ami est fatal », cette mise en garde n’a jamais été aussi vraie. Surtout, pour les Européens, le plus difficile, c’est de devoir admettre que Donald Trump, peut être une menace. Ils ont en face d’eux, l’empereur Néron, que décrivait le sénateur Claude Malhuret, après l’humiliation de Zelensky, à Washington, il y a un an, « Empereur incendiaire, (…) », disait-il de Trump, pour qui, l’essentiel c’est que les États-Unis soient les plus forts et que Trump soit le plus fort des États-Unis. Un drame en perspective ; « (…) un drame pour le monde libre. Mais d’abord un drame pour les États-Unis », concluait, désabusé, Malhuret.

Pour les États, ce n’est jamais bon, quand un dirigeant peut s’affranchir de toutes les règles. Trump n’a de limite, à l’international, que sa propre moralité. Les transgressions étant le carburant de tout bon dictateur, qu’est-ce qui l’empêcherait de l’essayer en interne ? L’hubris fait perdre la tête aux empereurs, surtout quand ils se rêvent dictateur. Trump s’y est essayé et y a pris goût. Susie Wiles, son cheffe de cabinet, qu’il inquiète, a prévenu, en décembre 2025. Trump a « la personnalité d’un alcoolique » qui se croit tout permis. Avec son dévolu sur le Groenland, il fait paniquer les Européens.

Serait-on entré dans l’ère des empires ?

C’est désormais « malheur aux vaincus » ! L’ONU n’a jamais autant mérité son sobriquet de « machin », comme disait le général de Gaulle. La souveraineté c’est pour les plus forts.

Et l’Afrique dans tout ça ? Hélas ! Le faible n’est pas le convive désiré à la table des forts. Trump, Poutine, Xi, Modi et Erdogan, c’est à chacun son Afrique, pour emprunter le vocabulaire fleuri des « patriotes sous Laurent Gbagbo ». Erdogan lorgne le Soudan et la Libye, Pékin avec son « Belt and Road » organise une OPA sur le Kenya et la Tanzanie qu’elle a endetté de façon toxique, Trump se pourlèche les babines devant les immenses richesses de la RDC, Poutine s’arcboute sur le diamant de la RCA et sur l’or de l’AES. 141 ans après la conférence de Berlin, l’Afrique s’apprête à accueillir ses nouveaux colons. Les anciennes puissances coloniales, se débattent, mais ont du mal à exister. Quoique ? Le Donroé, l’ordre de Donald Trump, pourrait rabattre les cartes. Avec la chute de Maduro, le protectorat russe perd de sa valeur. Si les mollahs devraient tomber en Iran, ce sera une catastrophe géopolitique, dont Poutine pourrait ne pas se relever. Il y a donc, toujours une place à prendre pour les Européens, s’ils guérissent du syndrome de Stockholm, vis-à-vis des Américains !

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