Sénégal: la nouvelle offensive médiatique d'Ousmane Sonko, en visite dans le bassin arachidier

Au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a choisi le bassin arachidier pour sa première visite de terrain de l’année 2026. Cette légumineuse, qui fait vivre 3 millions de paysans et 27% des ménages, joue un rôle central dans l’économie du pays, d’autant plus que, depuis le début de la saison il y a un mois, les agriculteurs peinent à vendre leur récolte. Mais cette visite est tout sauf un hasard : la région arachidière est aussi celle dont est originaire le président Bassirou Diomaye Faye, avec qui le Premier ministre affiche des désaccords.

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Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff

Pour son dernier déplacement de l’année 2025, le président Bassirou Diomaye Faye s’était rendu en Casamance, terre d’origine et fief politique de son Premier ministre Ousmane Sonko. Lundi 5 janvier, pour sa première visite de terrain en 2026, Ousmane Sonko s’est lui rendu dans la région de Kaolack, berceau de la culture de l’arachide, centrale pour l’économie du pays, mais aussi non loin du village d’origine de Bassirou Diomaye Faye.

Une visite aux airs « de campagne électorale » analyse un observateur de la vie politique sénégalaise. Au cours de celle-ci,  le Premier ministre n’a pas manqué d’incriminer ses collaborateurs. En premier lieu le ministre des Finances Cheikh Diba, tenu pour responsable des retards pris dans la commercialisation de l’arachide, entre autre, par manque de fonds rendus disponibles par l’État.

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Nouvel épisode des désaccords entre le président et le Premier ministre

Ces attaques vis à vis de Cheikh Diba sont-elles une autre façon de marquer son désaccord avec le chef de l’État, sachant que le ministre des Finances et le président sont proches ? Parmi les différends qui existent : celui d’un accord de prêt avec le Fonds monétaire international (FMI), qui dépend d’une restructuration de la dette publique abyssale du Sénégal. Cheikh Diba est en faveur de cette restructuration, Ousmane Sonko est contre, comme il l’a dit publiquement en novembre dernier.

Ce lundi 5 janvier, c’est donc un nouvel épisode de la « guerre froide » que se livre le tandem à la tête de l’État qui s’est joué à Kaolack, analyse ainsi un journaliste.

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