En pleine crise diplomatique, Leo Brent Bozell nommé ambassadeur américain en Afrique du Sud

En Afrique du Sud, les relations diplomatiques entre les États-Unis s’annoncent tendues en 2026. En cause : le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche et la confirmation, le 19 décembre par le Sénat américain, de la nomination de Leo Brent Bozell comme nouvel ambassadeur américain à Pretoria. Une désignation controversée, dans un contexte déjà marqué par des divergences politiques et diplomatiques entre Washington et Pretoria.
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C’est un personnage polémique qui s’apprête à prendre ses fonctions d’ambassadeur en Afrique du Sud. Désigné par Donald Trump dès le mois de mars, Brent Bozell est une figure de la droite conservatrice américaine et un fervent soutien d’Israël. Dans les années 1980, il appartenait à un groupe de pression hostile à toute négociation avec l’ANC, alors mouvement de libération dirigé par Nelson Mandela et qualifié à l’époque d’organisation terroriste par certains gouvernements occidentaux.
Sa confirmation a nécessité plusieurs étapes législatives, dont une audition devant la commission des relations étrangères du Sénat en octobre, avant d’être soumise au vote final mercredi 31 janvier. Cette nomination intervient alors que le poste d’ambassadeur sud-africain à Washington est vacant depuis mars, date à laquelle Ebrahim Rasool a été rappelé à Pretoria après avoir qualifié la politique américaine de « suprématie blanche ».
Un coup de boutoir infligé à la relation entre Washington et Pretoria
Depuis février 2025, Donald Trump a coupé les aides à la nation Arc-en-ciel, qu’il accuse de maltraiter la minorité blanche avec sa récente loi sur l’expropriation. Dans le viseur américain, on retrouve aussi la plainte sud-africaine contre Israël pour génocide à Gaza devant la Cour internationale de Justice. Leo Brent Bozell a d’ailleurs indiqué qu’il comptait faire pression sur les autorités sud-africaines afin qu’elles rétractent cette plainte.
L’administration américaine a refusé de participer au sommet du G20 organisé à Johannesburg en novembre dernier, et ont également écarté l’Afrique du Sud de la liste des pays invités au prochain sommet du G20, qui se tiendra aux États-Unis.
À Pretoria, l’arrivée de Leo Brent Bozell, « un novice en terme de relations internationales » et qui « ne connaît pas le continent africain », est donc vue d’un mauvais œil, souligne un chercheur. Son seul atout semble donc être sa proximité idéologique avec le président américain.
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