RDC: 2026 s’ouvre sans paix dans l'est du pays malgré les accords

Dans l’est de la République démocratique du Congo, l’année 2026 démarre sous tension. Sur le terrain, les faits et les discours apparaissent en contradiction avec les accords signés ces derniers mois, à Doha comme à Washington. Très peu d’avancées concrètes dans le processus de paix, mais de nouveaux gains territoriaux, parfois même leur consolidation. Les déplacements massifs de population se poursuivent encore cette semaine, et l’année commence sans véritable visibilité sur la suite. Aucun de ces accords n’a, pour l’instant, produit de désescalade durable. À l’arrivée, le constat est sévère : pas de paix, pas de retrait effectif, et une belligérance qui continue.

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Entre le gouvernement congolais et l’AFC-M23, l’année 2025 aura été rythmée par une succession d’engagements formels. Au total, cinq textes ont été signés. D’abord, un communiqué conjoint en avril, censé ouvrir une phase de désescalade dans l’est de la RDC. Ensuite, une déclaration de principes en juillet, qui a posé un cadre politique resté largement déclaratif. En septembre, un mécanisme de libération des prisonniers, à impact nul. En octobre, un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, sans réelle capacité de contrainte. Et puis, en novembre, un accord-cadre, présenté comme une avancée structurante, mais sans effets immédiats sur la dynamique du conflit.

Dans ce contexte, le discours du mouvement est resté offensif. Ce 31 décembre, Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC-M23, s’est dit fier de l’action de son mouvement et a affirmé que leur jeune administration s’installe dans les zones sous leur contrôle. Il a également déclaré que 2026 serait une année de lutte.

Trois jours plus tôt, le chef militaire de l’AFC-M23, Sultani Makenga, affirmait de son côté que cette guerre serait remportée par son mouvement. Pendant ce temps, le processus de Doha piétine. On ne sait toujours pas quand reprendront les discussions sur le reste des protocoles de l’accord-cadre, qui étaient pourtant censés être bouclés depuis le 29 novembre 2025. Enfin, l’accord de paix signé en juin 2025 entre Kinshasa et Kigali tarde lui aussi à produire des effets concrets, malgré les menaces brandies par Washington.

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