Est de la RDC: mobilisation de la presse à Bunia après le meurtre du journaliste Thierry Banga Lole

Le journaliste Thierry Banga Lole a été abattu à son domicile par des hommes armés non identifiés, le 28 décembre 2025. Une vingtaine de radios et de médias en ligne opérant depuis la ville de Bunia ont suspendu pendant trois jours leurs programmes pour dénoncer ce meurtre et demander le renforcement de la sécurité.

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Pour Freddy Upar, de l’organisation Journalistes en Danger, cette mobilisation vise à dénoncer les exactions répétées contre les journalistes, attribuées à des inconnus, dans le but de museler la presse. 

« Être journaliste à Bunia, c’est d’abord, c’est connu par tous, travailler avec un problème d’insécurité. il y a les tueries, il y a la guerre un peu partout à travers la province de l’Ituri. Et donc, du coup, ça fait que nous sommes un peu comme la cible, parce que nous, nous sommes un peu au centre », explique-t-il.

« D’un côté, il y a le gouvernement, de l’autre côté, il y a les belligérants. Pour balancer une information de l’attaque liée à une autre communauté, les autres la voient directement comme des ennemis. Et quand il faut peut-être équilibrer avec les gouvernements ou les autorités mises en place, on ne parvient pas à entrer en contact avec les autorités pour que l’information soit équilibrée », souligne-t-il.

Moi, personnellement, j’ai été menacé par les groupes armés qui émettaient des messages sur téléphone : « Eh toi, c’est toi qui parles de nous ? Tu parles de nos attaques et les gens, on va t’attraper et ça sera ceci ou cela qu’on ne trouve pas sur notre chemin ». Ça fait que l’on a des fois peur d’aller dans d’autres coins qui est loin de la ville de Bunia. De même, il y a les services de sécurité qui sont là, mais ils n’assument pas correctement leur rôle. Parce que quand un journaliste est agressé, quand bien même on appelle les services de sécurité, des fois ils n’arrivent pas, ils sont en retard, toujours. Ou soit ils se disent « non, ils ne quittent pas leur poste sans autorisation de leur hiérarchie ».

Freddy Upar, de Journaliste en Danger

Alexandra Brangeon

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