Afrique: CAN 2025 – Benin-Sénégal : (0-3) : les « Lions » en 8emes, sans briller

Longtemps empruntés et sous pression dans un duel à distance haletant avec la RD Congo, les « Lions » du pays de la Téranga ont fini par faire respecter la hiérarchie face à un Bénin audacieux (3-0). Une victoire plus comptable que convaincante, suffisante toutefois pour conserver la tête du groupe D, leur permettant de rester à Tanger et d’éviter l’Algérie leur bête noire. Finalement, les Lions qui ont perdu leur capitaine Kalidou Koulibaly vont affronter le 3 janvier prochain le Soudan ou Burkina Faso ou encore Mozambique.

Déjà qualifié, le Sénégal abordait ce dernier match de groupe avec un double objectif : gérer les forces tout en sécurisant la première place. Pape Thiaw a opté pour une rotation assumée, avec cinq changements par rapport aux deux premières sorties.

Abdoulaye Seck, El Hadji Malick Diouf, Lamine Camara, Pape Matar Sarr et Habib Diallo ont été lancés d’entrée, pendant que Kalidou Koulibaly célébrait sa 100e sélection, rejoignant Idrissa Gana Gueye et Sadio Mané dans un cercle très envieux.


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L’entame est révélatrice de cette gestion prudente. Le rythme est lent, les prises de risques limitées. Bien organisés dans un 4-5-1 capable de se transformer en 4-4-2, les Béninois de Gernot Rohr jouent libérés, confisquent par séquences le ballon et installent un doute palpable. Le Sénégal, trop prévisible, lent, manque de vitesse dans la circulation et accumule les imprécisions. Il faut attendre la 25e minute pour voir le premier tir sénégalais, sur coup franc.

Cette première demi-heure, soporifique, illustre les difficultés des « Lions » à imposer leur pressing et à trouver de la verticalité. Lamine Camara et Pape Matar Sarr peinent à donner le tempo, tandis que le danger vient surtout du pied arrêté. C’est d’ailleurs sur un coup franc de Krépin Diatta qu’Abdoulaye Seck ouvre le score de la tête (38e), après un long check de la VAR. Un but qui récompense davantage le réalisme que la maîtrise.

La 100e gâchée de Koulibaly

À la pause, le Sénégal mène, mais doute encore. D’autant que, dans le même temps, la RD Congo déroule face au Botswana. Thiaw ajuste alors son équipe. Les entrées d’Habib Diarra et d’Ibrahim Mbaye apportent percussion et agressivité. Le jeu sénégalais gagne enfin en intensité. Sadio Mané, discret en première période, hausse le ton. Sur un contre favorable, il élimine Verdon et sert parfaitement Habib Diallo, qui double la mise d’une frappe puissante (63e).

Le match semble basculer définitivement, mais la soirée se complique brutalement. À la 70e minute, Kalidou Koulibaly est exclu après un recours à la VAR pour une semelle sur Tosin alors qu’il était le dernier défenseur. Une 100e sélection gâchée et une absence lourde à venir pour les huitièmes. Réduits à dix, les Lions reculent, mais ne fléchissent pas. Edouard Mendy se montre décisif, notamment devant Olaitan (73e) puis Aloko (86e), confirmant son statut de dernier rempart fiable.

En fin de match, le Sénégal profite des espaces. Chérif Ndiaye transforme un penalty, obtenu par Ibrahim Mbaye, dans le temps additionnel (90+7e), scellant un succès net au tableau d’affichage, mais trompeur dans le contenu.

Avec cette victoire (7 pts, +6), le Sénégal devance la RD Congo à la différence de buts et conserve la première place du groupe D. Les « Lions » affronteront le troisième du groupe E (Soudan ou Burkina Faso) ou encore Mozambique (groupe F) en huitièmes, toujours à Tanger, mais sans leur capitaine suspendu. Qualifiés, rassurés sur le plan comptable, les champions d’Afrique savent toutefois qu’il faudra montrer un tout autre visage pour aller plus loin. Quant au sélectionneur, il a encore besoin de convaincre sur ses choix.

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